pouvez vous diffuser ces articles de recherche le temps presse pour que les randonneurs aient un regard de recherche merci Publié le 21/07/2010 07:52 | Joëlle Calmels Un cyclotouriste montalbanais disparaît durant le Tour de France
Un cyclotouriste montalbanais disparaît durant le Tour de France
Un sexagénaire montalbanais en vacances à Luchon (31) avec son épouse et ses deux petits-enfants n’a plus donné signe de vie depuis lundi 13 heures. Sportif, adepte du vélo de route et du VTT, André Dauriac avait décidé de gagner le port de Balès en VTT pour assister au passage du Tour. À 21 h 30, ne le voyant pas revenir, son épouse a alerté la gendarmerie de Luchon de la disparition de son mari. Aussitôt, les gendarmes ont enclenché la procédure de recherche auprès des hôpitaux et des services d’urgence de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Sans trouver trace du cycliste. Les militaires ont entrepris alors des recherches jusqu’à deux heures et demie du matin, mais sans idée précise de l’endroit où a pu se rendre le disparu. En montagne, la prospection est toujours difficile. À 8 heures,hier, ils ont été rejoints par sept CRS du secours en montagne. Sans relâche, les secouristes et 17 gendarmes, aidés par un hélicoptère de la protection civile ont tenté de retrouver André Dauriac. Toute la route menant au port de Balès a été passée au peigne fin, les bas-côtés examinés mais sans succès. Les gendarmes craignent qu’après le passage du Tour, il soit descendu du col par un chemin de randonnée non balisé et soit tombé. Les recherches s’avèrent très difficiles. Membre du comité régional de la Fédération française de cyclisme, André Dauriac est un sportif accompli qui connaît bien les sentiers et routes du Luchonnais pour y avoir une résidence secondaire. Il se peut qu’au dernier moment, il ait choisi un autre itinéraire. Aussi, la gendarmerie a lancé hier soir, un avis de recherche. Toute personne pouvant apporter des informations sur un homme mesurant 1m73, très mince, cheveux courts blancs portant une barbe et une fine moustache, avec un VTT de descente rouge de marque BH, vêtu d’un cuissard noir, d’un maillot rouge, d’un casque de protection à dominance noire et des lunettes de vélo, est priée de contacter la gendarmerie de Luchon (tel.05 61 79 00 17). Au moment de sa disparition, André Dauriac avait en sa possession une carte d’identité et un porte-monnaie. Même si hier, à Luchon, ville étape du Tour de France, les cyclistes étaient nombreux, tout témoignage peut aider les recherches. Publié le 22/07/2010 03:48 - Modifié le 22/07/2010 à 10:39 | Alain Baute Montauban. Disparition d’André Dauriac : l’énigme
André Dauriac, un homme sportif et généreux en amitié. / Photo-repro DDM.
André Dauriac, 68 ans, le cyclotouriste du Véloce porté disparu depuis lundi à Luchon, demeure toujours introuvable. Hier, les gendarmes ont, en vain, ratissé le secteur. André Dauriac a-t-il fait une chute ou un malaise ? Bien difficile, pour l’heure, de savoir ce qui est arrivé à ce Montalbanais de 68 ans. Parti à VTT, vers 13 heures, lundi, de sa résidence secondaire de Luchon, il comptait rejoindre le port de Balès pour assister au passage du Tour de France. Depuis, il n’a plus donné signe de vie. C’est sa femme et ses deux petits-enfants, inquiets de ne pas le voir rentrer, qui ont donné l’alerte lundi sur le coup de 21 h 30. Jusqu’à 2 heures du matin, les gendarmes de la compagnie de brigades de Luchon ont sillonné sans succès le secteur qu’il devait emprunter. Mardi, renforcés par un hélicoptère et des secouristes CRS, ils ont, sans plus de réussite, ratissé la quasi-totalité des abords et bas-côtés de la route menant au port de Balès, et plus particulièrement en vallée d’Oueil. LE VELOCE EN RENFORT Hier, encore, ils ont arpenté les différents sentiers qu’aurait pu prendre ce cycliste confirmé qui connaît très bien le coin pour y avoir si souvent roulé. « à pied, à VTT et à moto, nous avons inspecté 98 % des itinéraires qui mènent au port de Balès », calculait, hier soir, l’adjudant Meyer, commandant de la brigade de Saint-Béat et directeur des recherches. Six équipes ont sillonné les sentiers, empruntant même des réseaux rendus difficiles par la chute d’arbres durant la tempête de cet hiver. Dans la journée, les recherches étaient étendues vers les granges de Gouron sur l’axe menant à la cour des Quinconces ou la piste de Robinson. De même, les sentiers situés au-dessus d’Antignac et Moustajon étaient balayés. Vers 17h, des amis d’André Dauriac, membres du Véloce, sont arrivés dans la cité thermale pour venir prêter mains fortes aux recherches. RECHERCHES ELARGIES Si André Dauriac peut avoir chuté dans l’un des ravins bordant ces sentiers, il n’est pas impossible, non plus, qu’il ait décidé, à la dernière minute, de changer de parcours. « Comme la route du port de Balès était vraisemblablement fermée à la circulation, à cause du Tour, cela n’est pas impossible », poursuit l’adjudant qui n’exclut pas, dans les jours qui viennent, d’élargir les recherches à d’autres lieux comme le Portillon. André Dauriac avait emporté des barres de céréales et une gourde d’eau. Ce grand sportif en pleine santé était aussi en possession de sa carte d’indentité et d’un sac contenant un ciré en cas de pluie. Mais, malgré ces effets de survie, chaque heure qui passe obère, malheureusement, les chances de le revoir en vie. Et puis, les violents orages et les pluies de grêle qui les ont accompagnés, dans la nuit de mardi à mercredi, ne font que compliquer un peu plus les recherches. Les gendarmes ne désespèrent pas qu’un promeneur, très nombreux en ce moment, leur apporte un renseignement à même de résoudre cette terrible énigme.
« Ce n’est pas un imprudent » André Dauriac, malgré un caractère réservé et une pondération naturelle, est une figure connue et appréciée dans la cité d’Ingres. Parallèlement à une carrière à la DDE dont il est aujourd’hui retraité, il cultive de longue date une passion pour le vélo. « Il pédale depuis plus de 30 ans, il a de l’expérience et ce n’est pas un fou » confirme son ami du Véloce Club, Jean-Claude Guiral, interloqué par l’annonce de sa disparition. « C’est un super descendeur et la prudence est son maître mot. Il porte toujours un casque. Il n’est pas du genre à aller commettre des imprudences. D’ailleurs au club il est un de ceux qui s’investissent pour que la sécurité soit maximale lors des sorties. » Bien-sûr, au Véloce, tout le monde se souvient qu’un jour, dans les Alpes, André Dauriac avait « poussé un peu plus loin que prévu, pour avaler quelques cols de plus. Ce qui lui avait occasionné un retard et un retour à la nuit. Mais là, depuis lundi... » « UN CHANGEMENT DE PROGRAMME ? » L’inquiétude gagne. Les questions se bousculent. Un malaise ? « C’est toujours possible mais André était en excellente condition physique. » Une chute ? « Certes, la pente du Balès est prononcée mais connaissant André, son niveau et sa prudence, c’est difficile de l’imaginer. » Un changement soudain de programme ? « Il a peut-être voulu emprunter un raccourci pour regagner la vallée s’est perdu. Bizarre, car il savait parfaitement décoder une carte. Il sait toujours où il va... A moins qu’il soit tombé et que, blessé, il ne puisse pas bouger. .. » Pour l’heure, Jean-Claude Guiral veut toujours croire à une issue positive. D’autant que dans quelques jours, il a prévu d’aller pédaler en Lorraine avec son ami André.